找歌词就来最浮云

《La Fille Des Bois》歌词

La Fille Des Bois

[00:03:08] La Fille Des Bois - Catherine Sauvage

[00:03:08] Quand je me souviens de ma belle enfance

[00:03:08] Et des boniments que j’ai entendus

[00:03:08] Sur le mois de Mai et ses espérances

[00:03:08] J’étais l’oiselet piégé dans la glu

[00:03:08] J’étais une enfant, c’est incontestable

[00:03:08] Mais une enfant moche comme je ne sais quoi

[00:03:08] Par définition une enfant coupable

[00:03:08] Quêtant l’aventure le soir au coin d’un bois

[00:03:08] Au coin de ce bois pleurait la chevêche

[00:03:08] Elle en avait l’air, mais cette garce-là

[00:03:08] Au lieu de gémir se riait de ma dèche

[00:03:08] Et de mes pieds nus bleuis par le froid

[00:03:08] Une nuit j’aperçus aux branches d’un chêne

[00:03:08] Deux ou trois pendus en guise de pavois

[00:03:08] Les freux ressemblaient à des fruits d’ébène

[00:03:08] Alors j’esquissais le signe de la croix.

[00:03:08] C’était le chef d’œuvre d’un grand capitaine

[00:03:08] Qui peuplait le pays de ses souvenirs

[00:03:08] J’étais bien trop jeune pour sentir ma peine

[00:03:08] Ça ne m’empêchait pas de me rendormir

[00:03:08] Les marpauts venus d’un pauvre village

[00:03:08] Galopaient la nuit de peur des narquois

[00:03:08] Mais moi j’attendais sans doute un beau page

[00:03:08] Vêtu d’écarlate coiffé comme un roi

[00:03:08] La nature est bonne pour tou ce qui bouge

[00:03:08] Plus tard un vaurien m’a prise par la main

[00:03:08] Ceux du coin du bois l’appelaient d’Auneau le Rouge

[00:03:08] Il m’a dit : « saut’ gueus’, le lit est dans le foin

[00:03:08] Ce fut la kermesse tendre et libertine

[00:03:08] Jusqu’au jour fatal où je le vis tout droit;

[00:03:08] Dans l’aube livide

[00:03:08] Quand la guillotine

[00:03:08] Tendait ses deux bras devant le beffroi

[00:03:08] Alors comme il faut une fin à toutes choses

[00:03:08] Aussi décrépite qu’un hibou tondu

[00:03:08] Je suis revenue prendre ma pose

[00:03:08] A l’orée du bois du bon temps perdu

[00:03:08] C’est l’heure de la fin pour les vielles drôlesses

[00:03:08] Je ne vaux pas plus qu’un fagot de bois mort

[00:03:08] C’est peut-être l’image d’une vie sans sagesse

[00:03:08] Mais pour la sagesse… c’était pas mon fort.